vendredi 12 septembre 2014

Ma première course officielle, épisode 3: suite et fin.

Nous voici le jour J.
 
Je suis arrivée 30 minutes avant le départ pour m'inscrire: on remplit une mini fiche d'inscription, on paye, et on repart avec son kit complet dans un sac à dos, le voici:

 

Dans l'enveloppe se trouvait une puce électronique à attacher à notre chaussure. Mais sur le coup je me suis demandé à quoi pouvait bien servir ce truc en plastique, puisque je n'avais pas sorti de l'enveloppe le papier expliquant sa mise en place. Devant ma mine de fille perdue et désespérée, une coureuse est venue à ma rescousse, je l'en remercie encore à chaque fois que j'y repense.

 

Tout y était prévu: les attaches pour la puce et même les épingles à nourrice pour le dossard.

Au moment du départ, je ne savais pas s'il fallait que je me place quelque part en particulier, alors je me suis planquée au milieu du groupe; au cas où.



Et  START!

Je me suis rapidement faite doubler, doubler, etc...
Mais je me suis dit qu'ils allaient bien finir par se fatiguer et qu'ils allaient ralentir quelque part et j'ai eu raison. Au bout du troisième kilomètre l'écart a commencé à se creuser de plus en plus, et j'ai commencé à en doubler un, puis un peu plus loin un deuxième, tout en gardant à l'esprit qu'il ne fallait pas que j'accélère au risque de trop m'essouffler (il y avait bien des descentes pour récupérer, mais qui dit descentes, dit aussi des super montées) et de ralentir pour me faire doubler à nouveau.
Je ne suis pas partie dans l'optique de doubler du monde ou de faire un bon chrono, mais de participer à mon rythme sans me prendre la tête. Néanmoins je dois avouer que j'ai ressenti du plaisir à doubler les gens (toujours à mon rythme); mais pas tous: pour le papy, ça me faisait de la peine de le laisser derrière moi, la très jeune fille aussi, laquelle j'ai encouragée comme j'ai pu, à coup de "Let's go!" "Come on!" "Don't stop!". Des petites phrases pour économiser mon souffle.
Au cinquième kilomètre environ, les montées me paraissaient interminables, ce n'était pourtant pas l'ascension du Mont Blanc.

L'encadrement pour la sécurité était vraiment bien pensé: seule une voie était bloquée aux automobilistes, même aux intersections, les voitures n'étaient pas bloquées et ne klaxonnaient pas d'énervement. En fait, ils ralentissaient, baissaient les vitres et nous encourageaient.
Bon, je n'ai pas tout compris parce qu'entre les écouteurs solidement vissés dans mes oreilles et l'effort intense, mon cerveau n'a pas voulu faire la traduction. Mais les sourires, les cris et les applaudissements suffisaient à me dépasser alors que je pensais que j'étais arrivée au bout de ce que je pouvais fournir comme effort.
Je les aimais tous, à ce moment-là. Je me suis même dit que c'était finalement fichtrement important tous ces encouragements, et j'étais fascinée par leur pouvoir sur mon corps; et pourtant on pourrait penser que ça n'était pas grand chose.

Et puis j'ai fini par franchir la ligne d'arrivée...

 
I did it!
 
J'ai terminé, heureuse, 115 ème sur 130; en 51"31.
 
Après la course, un nouveau ravitaillement en eau et fruits nous a été proposé, puis un coureur (un warrior) après m'avoir félicitée, est venu me dire gentiment qu'à l'intérieur de la salle communale il y avait un banquet.
 
 
Des sandwichs, des gâteaux, des boissons chaudes avec des tables et des chaises pour se retrouver en famille et entre sportifs. C'était très bon, très chaleureux, comme si j'avais été invitée à un mariage (la tenue en moins).
Des gens adorables qui ont eu envers moi des gestes et des mots très tendres; bref, j'ai été très touchée et je suis toujours autant émue rien que d'y penser.
 
 
 
 
 
 

5 commentaires:

  1. Ah l'ambiance des courses officielles... Au début ça fait peur ou on ne voit pas l'intérêt d'y participer mais une fois qu'on y a goûte on ne pense qu'à une chose... Recommencer!! Bravo pour avoir osé franchir le cap et en plus en terre étrangère! A quand la prochaine en France alors?

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  2. C'est tout à fait ça: on ne pense qu'à recommencer.

    Depuis que je suis rentrée, il y a des personnes qui me poussent à m'inscrire à un 10 km en milieu urbain, mais je ne me sens pas capable pour l'instant. Je n'ai encore jamais couru une telle distance: c'est là, que je vois que j'aurais bien besoin d'une montre GPS, pour savoir où j'en suis en temps réel et adapter mon allure.

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    1. Je ne pourrai te répondre que souvent c'est l'objectif qui te pousse à l'amélioration. Lorsque j'ai gagné mon dossard pour We own the night, je n'avais encore jamais couru 10K mais le fait d'avoir cet objectif et cette date buttoir m'a fait pousser des ailes et j'y suis parvenue en 1H13. Aujourd'hui, 3 mois après ce "record" j'arrive à le courir en 57mn. Comme quoi, avec un objectif, on est boosté et tout devient possible ;)

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  3. Bravo pour ta première course !
    130 participants c'est chouette ! J'adorerai faire une course si petit ! Le plus gros que j'ai fait c'est 35 000 participants, et le plus petit 2000, et déjà 2000 je trouvais ça chouette !
    Mais bon à Paris difficile de trouver une course de 130 participants !
    Je trouve ça super difficile de garder son rythme lors d'une course, j'ai toujours tendance à partir trop vite, ou à me caler sur la vitesse des autres, et du coup je galère rapidement, mais bon c'est aussi ce qui permet de battre ses records parfois ;)

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  4. C'est au moment du classement que j'ai remarqué qu'on avait été si peu nombreux. Lors de cette course, il y avait eu aussi une "Fun Walk" pour les enfants, les parents avec les poussettes, les personnes qui ne pouvaient pas courir, du coup il me semblait qu'on était vraiment nombreux, et on l'était, mais seuls les coureurs avaient été classés, d'où ce petit monde. Mais c'est ça que j'ai apprécié: l'ambiance bienveillante d'une famille sportive.

    Il ne faut jamais dire jamais, mais même 2000 personnes, pour moi c'est trop. En fait, je pense qu'en vivant dans des agglomérations plus ou moins grandes, notre seuil de tolérance diffère.
    Peut-être bien que si tu organisais une course de quartier, tu rassemblerais une centaine de personnes, qui sait?

    En fait, comme j'avais peur de ne pas pouvoir tenir les 8 km, je me suis dit qu'il fallait que je mette le chrono de côté et que mon but c'était de courir sans m'arrêter et ne pas arriver la dernière. Je n'ai donc pas pris le risque de partir comme une fusée et j'ai bien fait parce que ça a été vraiment difficile même en gardant mon rythme, mais je l'ai fait. C'est ce que je retiens.

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